28 mai 2011 § Poster un commentaire

Assemblée de la Puerta del Sol
Intervention d’Agustín García Calvo
Madrid
19 mai 2011
Traduction de la retranscription :
Marjolaine François et Manuel Martinez

Agustin Garcia Calvo est un auteur espa­gnol (phi­lo­lo­gie, théâ­tre, poésie,lin­guis­ti­que,essais et pam­phlets).
Texte et res­sour­ces en espa­gnol
En 1965 il fut des­ti­tué de son poste d’ensei­gnant de Philologie latin-grec de l’Université de Madrid, pour sa par­ti­ci­pa­tion au sou­lè­ve­ment étudiant. Il s’exila par la suite à Paris où il tra­vailla notam­ment comme tra­duc­teur chez les éditions Ruedo Iberico. En 1975, il rega­gna son poste à l’Université de Complutense. Pour l’ins­tant, seules deux bro­chu­res ont été tra­dui­tes en fran­çais et publiées à l’Atelier de Création Libertaire : Contre la Démocratie – Contre la Paix (texte inté­gral à télé­char­ger) et Qu’est-ce que l’Etat ?

Vous êtes la joie, la joie de l’ines­péré, de ce qui n’est pas prévu, ni par les auto­ri­tés et les gou­ver­ne­ments, ni par les partis poli­ti­ques quelle qu’en soit la cou­leur, véri­ta­ble­ment imprévu : vous-mêmes, ou la plu­part d’entre vous, il y a quel­ques mois ou quel­ques semai­nes, n’aviez pas non plus prévu que cela pou­vait surgir. La joie est l’ines­péré et il n’y a pas d’autre joie que celle-là, il n’y a pas de futur, comme je le répé­te­rai désor­mais. Malgré cela je vais dire quel­que chose qui peut sem­bler contra­dic­toire : j’espé­rais cela depuis qua­rante et quel­ques années, qua­rante-six ans. [Applaudissements.]

Je vous raconte un peu com­ment : dans les années soixante, comme l’ont entendu les plus jeunes, com­mença à se sou­le­ver de par le monde une vague d’étudiants prin­ci­pa­le­ment, dans les uni­ver­si­tés, les campus, de Tokyo, de Californie… En 65, en février, cette vague arriva à Madrid. Je me suis laissé empor­ter par elle avec beau­coup de joie, quoiqu’il m’en coûta. Comme vous le savez, la vague conti­nua ensuite en Allemagne avec Rudi Dutschke le Rouge, puis en France, avec le fameux Mai fran­çais, où elle s’acheva plus ou moins. Je vais vous dire com­ment je per­çois le lien entre l’année 65 et main­te­nant. Peut-être parmi les plus vieux, ou pas si vieux que ça, cer­tains pour­ront vous le dire : sans doute les parents des plus vieux d’entre vous étaient alors étudiants à Madrid, cou­rant avec moi devant la guar­dia civil, les gris comme on les appe­lait… mais pour ma part, je dirais qu’en ces années dans le monde avancé ou « pre­mier », s’établissait un régime, un régime de pou­voir, qui est jus­te­ment celui que vous subis­sez avec moi aujourd’hui… Je m’arrête un peu le temps que… [Beaucoup de bruits. Une voix : « Ne t’arrête pas, conti­nue ! »]… ce régime était en train de s’établir, celui que vous subis­sez avec moi aujourd’hui, et qui est, pour le dire briè­ve­ment, le régime, la forme de pou­voir dans laquelle l’État, la gou­ver­nance, l’admi­nis­tra­tion étatique, se confon­dent entiè­re­ment avec le capi­tal, les finan­ces, l’inves­tis­se­ment finan­cier : entiè­re­ment confon­dus. [Applaudissements et cris.] En sim­pli­fiant, on peut dire que c’est le Régime de l’Argent, et je crois que beau­coup d’entre vous, par le bas, soup­çon­nent que c’est prin­ci­pa­le­ment contre cela que vous vous sou­le­vez, que vous avez envie de crier, de dire la seule chose que le peuple sait dire : Non ! [Longs applau­dis­se­ments. Des voix : « C’est ça ! »]

Ce qui me sou­le­vait à trente-neuf ans, voilà qua­rante-six ans, atteint main­te­nant son point culmi­nant, sa quasi-vieillesse : le régime de l’État-Capital, le régime de l’argent, donne effec­ti­ve­ment des signes de sa fati­gue avec, entre autres choses qui vous par­vien­nent, sa fable d’une crise per­ma­nente, ses chif­fres et sta­tis­ti­ques, avec les­quels, chaque jour, ils ten­tent de vous dis­traire, pour que vous ne sen­tiez pas, que vous ne vous ren­diez pas compte de ce qui se passe der­rière ces chif­fres et ces noms que les gou­ver­ne­ments et partis vous four­nis­sent. Il est donc logi­que que je me trouve parmi vous en ce moment de vieillis­se­ment du Régime, plus que de matu­rité, comme je me trou­vais à ses com­men­ce­ments. Selon moi, le sou­lè­ve­ment des étudiants de par le monde en 65 répon­dait à une prise de cons­cience de ce qui s’abat­tait sur nous ; à pré­sent vous avez souf­fert beau­coup plus direc­te­ment de ce qu’est le régime, quels que soient les noms que vous donnez à cette souf­france, et c’est donc aussi logi­que qu’ines­péré que vous vous sou­le­viez et por­tiez votre voix contre lui.

Je pour­rais vous en dire plus, mais ce n’est pas ce que je vou­lais faire ici, car en col­la­bo­rant à ma façon à ce sou­lè­ve­ment, ou peu importe le nom que vous lui donnez, je ne veux pas avoir l’air de venir vous donner des conseils, mais malgré tout je veux par­ta­ger quel­ques sug­ges­tions, sur­tout néga­ti­ves. La pre­mière est de ne jamais comp­ter en quoi que ce soit sur l’État, quel qu’il soit : sur aucune forme d’orga­ni­sa­tion étatique. [Applaudissements.] Je vois que c’est une erreur que beau­coup d’entre vous per­çoi­vent sans qu’il y ait besoin de le dire. Il en découle que l’on ne peut en aucun cas se servir de la Démocratie, ni du nom ’démo­cra­tie’. Désolé, je vois bien que cela n’éveille pas d’applau­dis­se­ments immé­diats, mais il faut insis­ter là-dessus. Je com­prends que choi­sir des devi­ses comme « Démocratie réelle tout de suite » peut être, pour celui qui l’inventa, une tac­ti­que, une tac­ti­que pour ne pas trop se dévoi­ler, car il sem­ble­rait que dire fron­ta­le­ment et immé­dia­te­ment « Non à n’importe quel État, démo­cra­ti­que ou pas ! », pour­rait sonner mal. Cette timi­dité ou cette modes­tie peut l’expli­quer, mais je crois qu’il est temps se défaire de cette trom­pe­rie. La Démocratie est un trompe-l’œil, c’est une trom­pe­rie pour ce qui reste en nous de peuple vivant ; ça l’est depuis qu’elle fut inven­tée par les grecs à Athènes ou ailleurs. C’est un trompe-l’œil fondé sur la confu­sion que le nom lui-même dénonce : demo et kratos. Kratos est le pou­voir et Demo serait sup­posé être le peuple, et, quels que soient les ava­tars de n’importe quelle his­toire, le peuple ne peut jamais avoir le pou­voir : le pou­voir est contre le peuple.[Bravos.] C’est une chose trop claire, mais il faut bien la com­pren­dre. [Applaudissements.] Je sup­pose que cette contra­dic­tion pré­sente dans le nom même de démo­cra­tie vous encou­rage à com­pren­dre cela véri­ta­ble­ment. Le régime démo­cra­ti­que est sim­ple­ment le régime le plus avancé, le plus par­fait, celui qui a donné les meilleurs résul­tats, celui qui est arrivé à pro­duire le Régime du Bien-être dans lequel ils nous disent que nous vivons ; c’est sim­ple­ment ça, mais il ne cesse pas à la fois d’être le Pouvoir, le même que tou­jours. Au plus le régime se par­fait, au plus il est avancé, au plus ses manè­ges pour trom­per et pour manier le men­songe, ce qui est essen­tiel à n’importe quel État, se per­fec­tion­nent. De sorte que, si cer­tains d’entre vous ont l’illu­sion d’accé­der à une démo­cra­tie meilleure, je leur deman­de­rai de se détour­ner de ce chemin. Ce n’est pas par là, ce n’est pas par là… Et si votre sou­lè­ve­ment par­vient à attein­dre un carac­tère orga­nisé, sem­bla­ble en défi­ni­tif à l’admi­nis­tra­tion de l’État, il serait déjà, par cela même, perdu, il ne ferait rien de plus que répé­ter une fois de plus la même his­toire sous d’autres formes plus per­fec­tion­nées parce qu’il assi­mi­le­rait ainsi la pro­tes­ta­tion, le sou­lè­ve­ment lui-même, ce qui est la façon par laquelle l’État a peu à peu avancé au tra­vers de révo­lu­tions tou­jours man­quées ; c’est jus­te­ment ce dont ils ont besoin parce que pour conti­nuer à être lui-même, l’Argent se doit de chan­ger, chan­ger pour demeu­rer le même : voilà le grand manège qui pèse au-dessus de nous. Quand je vous sug­gère ou vous demande de renon­cer aux idées d’un autre État meilleur, d’un autre pou­voir meilleur et vous rap­pelle que… [Immense vacarme sur la Place.] … je vais ter­mi­ner et vous lais­ser vous entre­te­nir d’autres choses plus amu­san­tes que moi. Quand j’ose vous recom­man­der la désillu­sion de n’importe quelle forme de pou­voir, et que je barre par consé­quent de la liste quel­ques-unes des reven­di­ca­tions que vos diri­geants ont établies ou divul­guées, j’essaye de vous détrom­per en même temps d’une autre chose, qui est le Futur, le Futur : voilà l’ennemi. Vous com­pre­nez bien qu’en repous­sant l’inten­tion de trou­ver un meilleur régime par votre sou­lè­ve­ment, je cher­che à vous détrom­per du Futur. [Une voix : « Que pro­po­ses-tu ? »] C’est avec le Futur qu’ils nous trom­pent, les vieux, mais sur­tout les plus jeunes, chaque jour. Ils nous disent : « Vous avez beau­coup de Futur. » ou « Vous devez cons­truire votre Futur. », « Chacun se doit de cons­truire son Futur. », et tout cela n’est rien de plus -bien qu’ils ne le disent pas- qu’une rési­gna­tion à la mort, à la mort future. Le Futur, c’est cela ; le Futur, c’est ce qui est néces­saire au Capital ; l’Argent n’est rien d’autre que crédit, c’est-à-dire du Futur, une foi dans le Futur. Si l’on ne pou­vait pas tenir de comp­tes, il n’y aurait ni Banque, ni bud­gets étatiques. Le Futur est à eux, c’est leur arme. Par consé­quent, ne le lais­sez jamais réson­ner à vos oreilles comme quel­que chose de béni ou de béné­fi­que : il doit réson­ner comme la mort, ce qu’est jus­te­ment le Futur. Ce que nous sommes en train de faire ici, ce que vous êtes en train de faire ici, cela par­lera de soi-même, mais nous n’avons pas de Futur. Nous n’avons pas de Futur parce que c’est le propre des entre­pri­ses, des finan­ces et du Capital. Vous n’avez pas de Futur ! : c’est ce qu’il faut avoir le cou­rage de dénon­cer.

Je vais m’arrê­ter là, je n’avan­ce­rai plus de sug­ges­tions pour le moment. Une chose néan­moins, plus pra­ti­que : j’aime­rais évidemment qu’après les fameu­ses élections du 22 mai, qui per­tur­bent beau­coup (vous vous êtes aper­çus que non seu­le­ment les Médias vous embrouillent avec la ques­tion des élections puisqu’ils n’ont rien de mieux à faire, mais aussi que beau­coup d’entre vous perdez beau­coup de temps à penser à ce qu’il faut faire, voter ou non, voter pour untel ou untel), c’est une per­tur­ba­tion for­mi­da­ble, mon désir serait donc qu’une fois passé cet emmer­de­ment, cette idio­tie du vote, vous conti­nuiez à être vivants et plus ou moins ensem­ble, les uns avec les autres.[Applaudissements.] Et dans ce cas, je vous sug­gè­re­rai pour l’ins­tant une tac­ti­que (conti­nuer à faire les assem­blées ici est pro­ba­ble­ment une erreur que l’on ne peut sou­te­nir encore long­temps) : évidemment, je pense que vous le savez tous, il ne peut y avoir d’Organe ni déci­sif, ni repré­sen­ta­tif autre que les assem­blées. Et voici pour­quoi [Applaudissements.] : Il ne peut y en avoir car les assem­blées comme celle-ci ont un grand avan­tage : on ne sait pas com­bien on est, on y entre et on en sort à tous moments, et on ne peut jamais comp­ter, de sorte qu’on ne peut jamais voter comme le font les Démocrates parce qu’on ne sait pas com­bien on est, et qu’il n’y a lieu de faire ni sta­tis­ti­ques ni décomp­tes. C’est ce qui rap­pro­che une grande assem­blée de ce que peut être le peuple, qui n’existe pas mais qu’il y a et qui reste en des­sous des per­son­nes, qui elles, oui, peu­vent être comp­tées en nombre d’âmes et en nombre de votes ; contrai­re­ment à ce qu’il y a en des­sous d’elles. Ne renon­cez donc jamais aux assem­blées. Voilà pour la digres­sion.

Maintenant je me tourne un moment vers ceux d’entre vous qui sont plus ou moins étudiants et qui me tou­chent de plus près : une des tâches les plus immé­dia­tes serait d’occu­per les écoles, les facultés… [Applaudissements.] Et je ter­mine en vous disant pour­quoi : parce cela fait long­temps que sous le Régime du Bien-être, sous le Régime dont nous pâtis­sons, les cen­tres d’ensei­gne­ments, les Universités, ont été réduits à une seule condi­tion réelle, qui est celle de l’examen : exa­mi­ner, le reste n’est que lit­té­ra­ture. [Applaudissements.] Ils doi­vent exa­mi­ner pour pro­duire ainsi les futurs fonc­tion­nai­res aussi bien du Capital que de l’État ou de l’Université elle-même, qui est aussi un ins­tru­ment de l’État. [Interruption par des chants sur la place]

Donc, et pour finir, ma sug­ges­tion va dans ce sens : occu­pa­tion des cen­tres, leur faire reconnaî­tre qu’ils ne sont là ni pour ensei­gner ni pour recher­cher ni pour rien d’autre qui ne soit exa­mi­ner, exa­mi­ner et pro­duire de futurs fonc­tion­nai­res. Ils sont en train de créer votre futur, en cela il ne vous trompe pas, et l’action la plus immé­diate, quelle peut-elle être ? : eh bien natu­rel­le­ment la des­truc­tion, le boy­cott des exa­mens en cours ; par exem­ple, de ceux qui vien­nent de com­men­cer main­te­nant, en mai. Cela vient du cœur. [Applaudissements.] Avec ça, qui peut paraî­tre un peu tiré par les che­veux, mais pas tant si vous y réflé­chis­sez un peu, en se sou­ve­nant que la sou­mis­sion aux exa­mens est sim­ple­ment une sou­mis­sion au futur, que nous, nous n’avons pas de futur, et en se sou­ve­nant que les cen­tres où vous êtes ne sont des­ti­nés qu’à cela, à la fabri­ca­tion du futur et d’une quan­tité donnée de fonc­tion­nai­res, peut-être la pro­po­si­tion ne paraî­tra pas aussi insen­sée. Mais qu’elle vous le paraisse ou non, je vous dis au revoir, en vous répé­tant la joie que cela m’a apporté, si ines­péré et que j’espé­rais pour­tant depuis 65. Salut ! [MERCI !]

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Communiqué de la CNT-AIT d’Espagne

Appel à l’abstention, appel à la mobilisation et à la lutte

Les rassemblements massifs et les campements qui, depuis le 15 mai, ensemencent les places des villes et des villages constituent un exemple pertinent des capacités d’organisation que le peuple possède quand il décide d’être l’acteur de sa propre vie, quand il dépasse l’apathie, la résignation et l’absence de prise de conscience, quand il affronte les multiples problèmes dont nous souffrons, nous qui constituons la population (travailleurs, chômeurs, étudiants, immigrés, retraités, précaires…), quand il construit des alternatives.

Le mode d’organisation développé dans ces mobilisations met en évidence la viabilité de la participation directe dans les assemblées lorsqu’il s’agit de prendre des décisions qui structurent nos aspirations et nos revendications et qui nous font dépasser les positions individualistes. Nous devenons ainsi des protagonistes, nous cessons d’être les spectateurs d’un système basé sur la délégation et la représentativité qui écrase notre personnalité. Les assemblées, les tours de parole, les commissions de travail, la responsabilité, la capacité, l’organisation, l’autogestion, la coordination, l’implication et la clarté sont les crans qui font tourner cet engrenage, capable de défier les institutions, de soulever des questionnements, de provoquer un débat public que la campagne électorale*1 et les messages répétitifs des médias ont éclipsés.

Les espoirs générés par ces mobilisations massives ne doivent pas faire oublier que des partis politiques, des syndicats et des associations tenteront d’instrumentaliser le mouvement, de le dompter et de le diriger, car ils ont encore plus peur que le gouvernement de perdre le peu de légitimité qu’il peut leur rester. C’est aussi avec cette pensée qu’il faut analyser en profondeur les propositions et les messages qui émanent de cette mobilisation. Dépasser le bipartisme et modifier le Code électoral, comme le proposent certains, ne nous fera pas plus libres, ne favorisera pas la souveraineté de chaque individu. Sur ce constat, les revendications se centrent déjà sur d’indispensables changements sociopolitiques. Cependant, il y a encore des carences, elles concernent les propositions à faire dans le milieu du travail et ainsi que la dénonciation claire et explicite du rôle de collaboration que jouent les centrales syndicales institutionnelles dans l’actuelle « Réforme du travail », les EREs et les destructions d’emploi.

Depuis le 15 mai, la désobéissance est l’élément fondamental, caractéristique, de toutes les mobilisations et toutes les protestations. Désobéissance qui défie, une fois de plus, la répression et les tentatives d’interdiction des campements par les Délégations gouvernementales*2 et les Gouvernements de région. Désobéissance qui renforce encore plus la participation, l’implication et la prise de conscience de la nécessité de nous organiser. Ainsi bat un pouls collectif qui démontre la force renversante que nous atteignons quand nous nous associons et quand nous décidons de ne pas céder sur nos revendications. Un battement dans nos cœurs qui fait éclater un réveil des consciences, qui nous fait réagir, étendre la mobilisation, la solidarité et dépasser cet élément neutralisateur de la lutte qu’est la peur.

N’importe quelle nuit le Soleil peut se lever*3 sur cette place ou nous rendons palpable, par la pratique, que non seulement il est possible de nous associer, de nous unir et de luter pour changer notre présent le plus immédiat mais aussi pour élever, par l’autoorganisation, les piliers d’une société sans pouvoirs, sans inégalités, sans répression et sans délégationisme.

Le 22 mai, avec plus de conscience et de clarté que jamais, répondons par l’abstention. Nous avons démontré par nous-mêmes que la classe politique ne nous représente pas et que nous n’en avons pas besoin

La CNT poursuit sa participation au mouvement et appelle à la mobilisation permanente, à la lutte comme seul moyen pour résoudre les problèmes dans tous les aspects de la vie.

Continuons à construire, continuons à désobéir.

La protestation continue De jour comme de nuit.

Secrétariat d’action sociale

SP, Comité confédéral CNT

Traduction : CNT-AIT de Toulouse

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