Communiqué Copwatch Nord/IDF

16 octobre 2011 § 2 Commentaires

lu sur : https://copwatchnord-idf.org/

Communiqué de presse

A l'attention de tou-te-s.

  Ce Vendredi 14 octobre 2011, le tribunal de Grande Instance de Paris a
décidé de répondre à la demande du gouvernement en proclamant
l'interdiction du site Copwatchnord-idf.org. La police s'est senti
victimisée ; et l'état tremblotant a suivi comme toujours la droite
lignée donnée par ses fervents représentants sur le terrain et leurs
syndicats. Cela a toujours été le cas historiquement, tant en terme de
mesures sécuritaires contre une frange de la population ou lors de
critiques ouvertes à l'encontre des forces de l'ordre. Cela ne nous
étonne pas.

Il est dit que nous réalisons un "fichage" des forces de l'ordre, il
nous a été posé la question de la reproduction des méthodes du
gouvernement, des méthodes policières, et des allusions au fichier
EDVIGE nous ont été faite. Si tant de rapprochement sont fait, c'est
bien que ces méthodes posent questions quand à leur utilisation et
finalité. Pour autant, nous affirmons de nouveau avoir établi des bases
de données regroupant des informations sur membres des forces de
l'ordre, qui de part leur statut représentent l'état et la "république
démocratique", et sont donc des personnes publiques de part leur choix
professionnel. Ces bases de données sont des outils au service des
individus amenés à rencontrer ces personnes publiques ; outils leur
permettant de savoir à quoi s'en tenir.

Contrairement au gouvernement, nous n'avons que faire de leur vie privée
sauf lorsqu'il s'agit de liens avec les différentes composantes de
l’extrême droite. Des liens bien souvent gênants pour le gouvernement et
les membres des forces de l'ordre concernés directement ou
indirectement. Des liens qui font de ces "représentants de l'état" des
éléments dangereux à l'encontre de la population, comme cela a pu se
voir à différentes reprises. Les dépots de plaintes liés à ces histoires
n'ont étrangement jamais abouti à de telle réaction du gouvernement, ou
des précédents.

De part ces bases de données, des membres des forces de l'ordre se
seraient sentis "en danger", ainsi que leur famille, nous accusant de
détruire des vies et d'inciter aux représailles. Paradoxalement, tous
les jours, ce sont ces mêmes membres et leurs collègues qui participent
à la destruction de nombreuses vies de personnes et de familles,
notamment par une utilisation bien souvent zèlée des pouvoirs qui leur
sont attribués. Nous avons entendu parler d'une "haine anti-flic"
présente parmi la population, et que nous attisions paraît-il. Mais nous
ne l'avons pas créée ; c'est les forces de l'ordre elle même, l'impunité
dont elles profitent, et bien évidemment les décisions des villes,
préfectures, ministères et autres instances gouvernementales de
répression qui ont amené l'émergence et le développement progressif de
ce sentiment. Nous ne l'exacerbons pas, nous l'avons peut être juste
remis sur la scène publique et médiatique. Cela n'a visiblement pas
amené le gouvernement à se poser des questions.

En outre, ce sentiment dit "anti-flic" que nous considérons davantage
comme un ras le bol des abus quotidiens perpétrés et impunis, s'est
traduit par de nombreux messages de soutien, mais aussi des témoignages
qui nous ont été transmis. Les messages de soutien et témoignages seront
prochainement diffusés sur le site dont le musellement reste à prouver
et des témoignages prendront probablement d'autres chemins ; nous avons
plus d'une carte dans nos mains.

Quoi qu'il en soit, malgré la censure désirée à l'encontre du site, il
reste toujours accessible par des outils tel que Tor ou I2P, que nous
conseillons à toutes et tous pour consulter le site et naviguer sur
internet. Nous continuerons notre travail et notre lutte pour dévoiler
ce que le gouvernement veut cacher par peur de dévoiler son vrai visage
sécuritaire et fasciste. Nous sommes déterminés et ne lacherons rien.

Nous les identifierons un à un,
Leur impunité prendra fin.

_________________________________

Le copwatching fait partie de la lutte. Au diable légalité,
citoyennisme et autres conneries. "Pourquoi faut-il se prémunir des keufs ?"

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§ 2 réponses à Communiqué Copwatch Nord/IDF

  • squal67 dit :

    Quand ministere de la justice et ministere de l’interieur collabore…
    Honte a la France…
    Vive les copwatch
    Et continuez ainsi que les francais qui en ont marre de cette »justice »,s’elevent et crient a plein poumons leurs raz le bol de ces difference de « clase »
    A Bon entendeur, Salut.

  • Nadia Bodein dit :

    Communiqué Copwatch Nord/IDF

    octobre 16th, 2011 § Un commentaire

    lu sur : https://copwatchnord-idf.org/

    Communiqué de presse

    A l’attention de tou-te-s.

    Ce Vendredi 14 octobre 2011, le tribunal de Grande Instance de Paris a
    décidé de répondre à la demande du gouvernement en proclamant
    l’interdiction du site Copwatchnord-idf.org. La police s’est senti
    victimisée ; et l’état tremblotant a suivi comme toujours la droite
    lignée donnée par ses fervents représentants sur le terrain et leurs
    syndicats. Cela a toujours été le cas historiquement, tant en terme de
    mesures sécuritaires contre une frange de la population ou lors de
    critiques ouvertes à l’encontre des forces de l’ordre. Cela ne nous
    étonne pas.

    Il est dit que nous réalisons un « fichage » des forces de l’ordre, il
    nous a été posé la question de la reproduction des méthodes du
    gouvernement, des méthodes policières, et des allusions au fichier
    EDVIGE nous ont été faite. Si tant de rapprochement sont fait, c’est
    bien que ces méthodes posent questions quand à leur utilisation et
    finalité. Pour autant, nous affirmons de nouveau avoir établi des bases
    de données regroupant des informations sur membres des forces de
    l’ordre, qui de part leur statut représentent l’état et la « république
    démocratique », et sont donc des personnes publiques de part leur choix
    professionnel. Ces bases de données sont des outils au service des
    individus amenés à rencontrer ces personnes publiques ; outils leur
    permettant de savoir à quoi s’en tenir.

    Contrairement au gouvernement, nous n’avons que faire de leur vie privée
    sauf lorsqu’il s’agit de liens avec les différentes composantes de
    l’extrême droite. Des liens bien souvent gênants pour le gouvernement et
    les membres des forces de l’ordre concernés directement ou
    indirectement. Des liens qui font de ces « représentants de l’état » des
    éléments dangereux à l’encontre de la population, comme cela a pu se
    voir à différentes reprises. Les dépots de plaintes liés à ces histoires
    n’ont étrangement jamais abouti à de telle réaction du gouvernement, ou
    des précédents.

    De part ces bases de données, des membres des forces de l’ordre se
    seraient sentis « en danger », ainsi que leur famille, nous accusant de
    détruire des vies et d’inciter aux représailles. Paradoxalement, tous
    les jours, ce sont ces mêmes membres et leurs collègues qui participent
    à la destruction de nombreuses vies de personnes et de familles,
    notamment par une utilisation bien souvent zèlée des pouvoirs qui leur
    sont attribués. Nous avons entendu parler d’une « haine anti-flic »
    présente parmi la population, et que nous attisions paraît-il. Mais nous
    ne l’avons pas créée ; c’est les forces de l’ordre elle même, l’impunité
    dont elles profitent, et bien évidemment les décisions des villes,
    préfectures, ministères et autres instances gouvernementales de
    répression qui ont amené l’émergence et le développement progressif de
    ce sentiment. Nous ne l’exacerbons pas, nous l’avons peut être juste
    remis sur la scène publique et médiatique. Cela n’a visiblement pas
    amené le gouvernement à se poser des questions.

    En outre, ce sentiment dit « anti-flic » que nous considérons davantage
    comme un ras le bol des abus quotidiens perpétrés et impunis, s’est
    traduit par de nombreux messages de soutien, mais aussi des témoignages
    qui nous ont été transmis. Les messages de soutien et témoignages seront
    prochainement diffusés sur le site dont le musellement reste à prouver
    et des témoignages prendront probablement d’autres chemins ; nous avons
    plus d’une carte dans nos mains.

    Quoi qu’il en soit, malgré la censure désirée à l’encontre du site, il
    reste toujours accessible par des outils tel que Tor ou I2P, que nous
    conseillons à toutes et tous pour consulter le site et naviguer sur
    internet. Nous continuerons notre travail et notre lutte pour dévoiler
    ce que le gouvernement veut cacher par peur de dévoiler son vrai visage
    sécuritaire et fasciste. Nous sommes déterminés et ne lacherons rien.

    Nous les identifierons un à un,
    Leur impunité prendra fin.

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