[Dijonscope] Migrants à Dijon

5 janvier 2012 § Poster un commentaire

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Société | Ils ont fui leur pays pour rejoindre la Bourgogne
Afrique : "Si je retourne là-bas, je ne reverrai plus jamais le ciel"
par Marion Chevassus | dijOnscOpe | mer 04 jan 12 | 07:30

On se doute parfois assez mal de ce à quoi peut ressembler la vie dans une
ville de Somalie ou d'Erythrée à l’heure actuelle. Quelle situation
infernale pourrait donc forcer des centaines de milliers de personnes à
quitter leurs proches en catastrophe sans l’espoir de les revoir un jour?
Qu’est-ce qui motive un homme de 30 ans à laisser derrière lui sa femme et
ses trois enfants pour effectuer un parcours à haut-risque vers un pays au
hasard ? Peu importe le lieu et les conditions, ils sont nombreux, ceux
qui s’extraient du chaos urbain pour rejoindre les rives incertaines d’une
froide Europe. A l’automne de sa grandeur, alors que les feuilles tombent
des arbres, eux se retrouvent nus à la rue, sans papiers, grelottants et
sans la moindre idée de là où ils se trouvent. Témoignages...

"J'ai de la chance d'être encore vivant"

Gebriel* a aujourd’hui 30 ans. Il vit dans les rues de Paris, squatte dans
des appartements vides. Il connait bien aussi les places de Dijon, ses
artères marchandes et ses foules aux yeux illuminés à l‘approche des fêtes
de Noël. Ces gens, il les comprend, il les envie. Et pourtant, il ne parle
pas leur langue. Il ne sait pas vraiment le nom du quartier où il passe
son temps. Si Gebriel a renoncé à ses études, c’est parce qu’un jour, il a
participé à une manifestation. Elle a été réprimée par l’armée, qui a
effectué une rafle sur ordre du parti unique, le Front populaire pour la
démocratie et la justice (PFDJ). Qui n'a rien de populaire, de démocrate
ou de juste. Le parti n’aimant pas que l’on conteste ses décisions,
Gebriel a été enfermé comme "dissident" à Wia, dans une prison aux
conditions si dures que certains sont morts tandis que d’autres ont été
hospitalisés d’urgence dans des hôpitaux militaires voisins. Son cousin a
été tué près de la frontière lors de la guerre contre Éthiopie (En savoir
plus ici avec SlateAfrique.com). Gebriel vit dans un pays ultra-militarisé
et opaque : l’Erythrée (Lire ici le rapport 2011 d'Amnesty International
sur la situation des droits humains dans le pays).

Il a manifesté ce jour-là contre les conditions dangereuses qu’imposait le
dernier caprice de ce parti unique au gouvernement : un camp annuel
estival d’entraînement militaire obligatoire pour les jeunes, ajouté à
l’obligation de faire son service militaire après ses études (Lire ici le
rapport de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés). Discipline de
légionnaire, privations entraînant maladies et la mort, isolation forcée
loin de leur famille : voilà ce contre quoi Gebriel et ses collègues
manifestaient. Ils demandaient aussi la libération d’un syndicaliste
étudiant de leur âge, emprisonné sans raison. Gebriel a été envoyé dans un
camp disciplinaire en 2001, connu pour l’inhumanité des traitements qu‘on
y reçoit, lorsqu’il a refusé de signer un aveu reconnaissant qu’il avait
agi contre le bien de son pays et de ses compatriotes. De là, il n’a plus
jamais revu sa famille, ni sa femme. Un jour, il s’est fait "pincer" au
téléphone avec elle. Depuis, il s’est enfuit avec l’ami qui lui a procuré
ce portable : "Si je retourne là-bas, en Erythrée, je sais que je ne
reverrai plus jamais le ciel".

La promesse d’un cachot pour seul horizon l’a convaincu de pousser les
portes de sa terre natale et de s’enfuir d’abord au Soudan, puis en Libye
sur l’interminable route du désert, soit 21 jours à cahoter à trente
hommes dans un van prévu pour huit : "Nous ne mangions pas, nous buvions à
peine, nous étions faibles". Jusqu’à Lampedusa par barque bondée
"surchargée, que la foule faisait tanguer, puis fendue lorsque nous avons
heurté un autre bateau", avant d’être repêché en pleine nuit par les
secours italiens et d’atterrir à Palerme, en Sicile. De là, il est reparti
en Suisse et quelques mois plus tard, il a tenté sa chance en France... où
il est persuadé de n’avoir aucune chance justement.

L’espoir, Gebriel n’a pourtant que ce mot à la bouche. Hope en anglais,
puisque c’est ainsi que nous discutons : "J’ai la chance de pouvoir
observer le ciel tous les jours". Après trois ans d’errance, il voudrait
s’arrêter quelque part, trouver un logement et un travail, des gens qui
lui font confiance, des lois qui lui accordent de vivre heureux et
librement. Sans avoir à se cacher dans un logement vide pour la nuit. Sans
plus passer une nuit à grelotter de froid, couché sur des cartons
recouverts d’une bâche en guise de drap, des couvertures trop fines pour
cette pièce humide à 10 degrés à peine, en plein mois de novembre. Sans
avoir à porter de ville en ville ce sac-à-dos minuscule où se résume ses
effets, ses papiers, sa vie. Il voudrait poser son esprit épuisé quelque
part, détendre ses muscles raidis par le stress, la peur et le froid. Rien
ne lui appartient aujourd'hui, pas un seul repère fiable. Il croise juste
d’autres Erythréens qui ont mieux réussi que lui, et d’autres Africains
qui arrivent, encore et encore.

"Partir n'importe où, hors des frontières"

Mohamed a 26 ans. Il est arrivé de Somalie à Dijon en octobre 2011. Assis,
il raconte calmement comment il a dû fuir du jour au lendemain son Afrique
: "J’ai quitté ma ville natale de Kismaayo à cause des conflits trop
intenses qu’il y avait là-bas (En savoir plus ici avec l'Agence des
Nations unies pour les réfugiés). La guerre civile en Somalie a troublé
nos destins. Moi, j'aurais souhaité devenir ingénieur en
télécommunications. Quand j'ai fui, j’étais encore étudiant au lycée. En
fait, je dois mon énorme retard scolaire à la fréquence des interruptions
des cours pour des raisons de sécurité, à cause des combats armés. Mes
parents, eux, n’ont pas de vrai travail là-bas, car la vie économique est
trop désorganisée par les conflits. Ils vendent tous les jours de la
nourriture dans les rues. Et pourtant, ma famille s’est débrouillée pour
payer mon voyage vers l’Europe. Car quelques jours plus tôt, on m'avait
directement menacé de mort". La nouvelle est parvenue à ses oreilles via
ses proches ; on le recherchait activement. Pour quelle raison ? Même pas
sûr que Mohamed le sache vraiment ; la règle en Somalie est aux
représailles tous azimuts. Comme le dit la diaspora somalienne elle-même :
" Dans ce pays, un oignon coûte très cher. Mais une vie ne vaut rien"
(Lire ici le rapport 2011 d'Amnesty International sur la situation des
droits humains dans le pays).

"Une nuit, je me suis échappé en voiture de la ville grâce à des passeurs.
Durant le trajet, le risque était énorme de me faire tuer par l’une des
milices armées qui règnent sur la ville. Nous devions faire vite et être
discrets. Et partir n'importe où, hors des frontières. Le choix a
cependant été simple, j’ai saisi la première opportunité qui s’est offerte
à moi, sans réfléchir. Londres ou les États-Unis, j'aurais aimé...
Pourquoi pas. Mais c’était plus cher. Une fois en Éthiopie, à Addis-Abeba,
j’ai pris l’avion pour Paris. Je suis arrivé à l’aéroport sans comprendre
un mot de français. (ndlr : Mohamed parle couramment l'anglais, le somali
et l'arabe). J’ai pris une navette pour rejoindre le centre de la
capitale, mais je serais bien incapable de dire où j’ai atterri. J'avais
de quoi me payer à manger avec les économies que j'avais prises sur moi.
Mais, sans repère aucun, j’ai dormi dans la rue durant cinq jours.

Je crois que c’est difficile d’imaginer à quel point on peut être effrayé
lorsqu'on est obligé de passer la nuit dehors... dans un pays qu'on ne
connaît absolument pas, un pays dans lequel on arrive comme un cheveu sur
la soupe. On a peur. Peur de se faire tuer comme en Somalie, peur que la
police nous trouve, peur de se faire racketter. J’essayais de me cacher
comme je pouvais, j'essayais de me recroqueviller pour me réchauffer dans
un parc, ou dans des rues un peu à l'écart. Après cinq jours dans ces
conditions terribles, j’ai été soulagé de rencontrer par hasard un
Somalien d’une trentaine d’années, résidant en France et disposant d’un
passeport français. Il m’a hébergé avant de me rediriger sur une autre
ville pour que je tente ma chance auprès d’une préfecture moins engorgée
que celle de Paris. Voilà comment je suis arrivé à Dijon. Les premières
nuits, je les ai passées seul.  Et puis, j’ai dormi, rejoint d'autres
Somaliens, place Wilson (Lire ici notre article). Plusieurs fois, j’ai
bien cru que j’allais mourir de froid dehors ; j'attendais mon heure.

Grâce à des personnes de la mosquée qui ont eu pitié de nous, nous avons
pu manger des repas chauds plusieurs fois. Nous avons enfin pu nous laver
correctement et trouver un toit, même sommaire. De quoi survivre en
attendant que nos papiers soient régularisés, et que nous passions du
statut légal de demandeur d’asile à réfugié politique accueilli par la
République française."

* Afin de respecter l'anonymat des personnes, les noms, les âges ainsi que
certaines données ont été modifiés.

Solidarité | Citoyens lambdas, ils viennent en aide aux personnes en détresse
Urgence Solidaire, les héros de l'ombre...
par Marion Chevassus | dijOnscOpe | mer 04 jan 12 | 13:00

Tentez le coup de fil à une association caritative en période de fêtes ou
après 20h, essayez d'appeler le Samu Social via le 115 lorsque le service
est saturé... Le constat est identique : il est dur d’être à la rue
lorsqu’on ne connaît pas les numéros d’urgence ou les bon plans d’accueil
de la ville. Cimade ? Secours Catholique ? Restos du Cœur ? "Never heard.
Who is this? I need help."Comprenez : "Jamais entendu ce nom. Qui c’est?
J’ai besoin d’aide." Voilà le quotidien d'une nouvelle vague de migrants
somaliens érythréens ou éthiopiens (Lire ici notre article). Ces Africains
anglophones, tout juste arrivés de Paris ou de Lampedusa, ont passé leurs
premières nuits dijonnaises dehors, sous le kiosque de place Wilson, à
Dijon (Lire ici notre article). La fraîcheur les a pris de cours ; ils ont
été signalés par des bonnes âmes de la mosquée située à quelques centaines
de mètres, rue Charles Dumont. Puis, ils ont été nourris et pris en charge
par des particuliers.

Cette démarche solidaire, individuelle et citoyenne, signe l’arrivée d’une
organisation à la morphologie très volatile mise en place spontanément :
Urgence Solidaire, un réseau d’individus préoccupés par le sort de celles
et ceux qui vivent à la rue dans leur ville, et qui souffrent de la misère
sous leurs yeux. Ils n’ont pas déclaré d’association ; ils ne sont jamais
le même nombre d'individus ; ils n’apparaissent que sur un site éphémère.
Qui sont ces justiciers de l’ombre ? Pourquoi et comment ont-ils pu mettre
en place un maillage cohérent à destination d’une population délaissée par
les structures sociales déjà sous pression (Lire ici notre article) ?

Il suffisait d’une étincelle ...

Ces "béné-volants" - comme ils se qualifient assez judicieusement - ont
été sortis de leur torpeur cet automne par un événement inhabituel à Dijon
: "C‘était en octobre 2011, l’air se rafraîchissait. J’ai entendu dire que
l’on avait vu plusieurs hommes dormir dehors, sous le kiosque de la place
Wilson." Boudjemaa, c'est lui l‘étincelle, l‘homme qui a déclenché toute
l‘aventure. "L’idée était insoutenable pour moi, de laisser des personnes
isolées dans le froid. Je suis parti les voir, je me suis renseigné sur
elles." Pourtant, via l'article L345-2-2 du Code de l'action sociale et
des familles, la France s’engage à permettre l'accès à toute personne sans
abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale [...], à tout
moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence". La France serait-elle en
train de faillir à son vœu pieux ? (Lire ici notre article). Ce jour-là,
Boudjemaa a rencontré des immigrés échoués à Dijon, venus de la Corne de
l’Afrique. Fréquemment en guerre, la région souffre depuis des décennies
de régimes dictatoriaux très durs, et les quelques poignées de jeunes
hommes qui s’en échappent, par avion ou par bateau, viennent trouver
refuge dans les pays européens (Lire ici le rapport d'Amnesty
International).

"J’ai demandé à ma femme, Ghania, de préparer un repas chaud pour le leur
apporter. Une fois, deux fois, trois fois." Elle a fouillé dans ses
placards, préparé du couscous et de la viande pour une quinzaine de
personnes. "Par charité, tout simplement", résume Ghania. Lui a décidé
d’aller taper à la porte de l'espace autogéré des Tanneries, qui
"disposent d’un grand hangar". Or il serait impossible à exploiter pour
accueillir humainement une dizaine d’hommes. Les "Tanneurs" indiquent à
Boudjemaa une vieille maison à l’abandon. La solution est beaucoup trop
précaire ; la bâtisse laisse passer les courants d’air, l’humidité. Grâce
au bouche à oreille, Boudjemaa entend parler d’une usine désaffectée,
Pomona, qui deviendra le premier squat réaménagé pour les sans-abris.
Finalement un troisième lieu est retenu pour loger jusqu’à cinquante
demandeurs d’asile dans des conditions précaires mais relativement dignes,
vers les abattoirs (Lire ici notre article). Première victoire pour cet
homme aux mains épaisses, qui se met à déblayer, à combler par des
plastiques les fenêtres cassée. Il organise la vie des réfugiés.

 Ils arrivent de Somalie... en tongs !

"Rassemblez-les, je voudrais leur donner quelques règles". Boudjemaa
avance face à la cinquantaine de demandeurs d’asile africains en train de
terminer leur assiette, affalés sur des chaises de jardin, un anorak sur
le dos. D’une voix forte, il s’adresse à eux : "Je veux que vous soyez à
l’heure aux rendez-vous à la préfecture ; vous devez rester propre et
polis ; entraidez-vous comme si vous étiez frères. Autrement, on ne pourra
pas vous aider." Il a environ trente ans de plus que la plupart des jeunes
hommes qui l’écoutent attentivement. Sa fermeté, portée par sa grosse voix
paternelle, interpelle et réconforte ces étrangers débarqués à Dijon
depuis un mois ou plus. "J’ai rajouté un écriteau pour qu’ils partagent ce
qu’on leur donne."

Sur une grande table, des habits étalés. Un membre actif témoigne : "Il
nous a fallu des chaussures chaudes dans toutes les tailles. Ils arrivent
de Somalie en tongs !". Dans chaque chambre, des gazinières données par
des particuliers ou des associations. Des matelas sur sommiers de
cagettes, des couvertures, de la nourriture fournie par des donneurs
anonymes ou des associations caritatives, apportée par voiture
régulièrement. Et depuis très récemment, de quoi se chauffer. "Un de nos
gros problèmes a été de trouver du chauffage. Quand la nuit a tout
refroidi, le matin, il ne fait que deux ou trois degrés dans la pièce
malgré le fait qu’ils soient nombreux" (Lire ici).

"Nous somme un réseau de veille"

"Concrètement, nous faisons attention à ce qu’ils aient tous à manger.
Nous les inscrivons et les envoyons aux Restos du cœur. Nous avons même
scolarisé une dizaine d’enfants. Ils sont contents : les gosses ont chaud,
ils prennent un repas le midi, ils se créent des amis, apprennent à parler
français, à compter. Les parents sont tellement fiers qu’ils les
soutiennent inconditionnellement, même si cela implique pour eux des
trajets assez longs en bus le matin et le soir. C’est une des magnifiques
qualités de la France : tous les enfants sur le territoire doivent être
scolarisés, qu’ils soient régularisés ou non."

Sans Guy, l’initiative de Boudjemaa ne serait restée qu’une démarche
solidaire individuelle. Un coup d’épée dans l’eau. Grâce à son réseau
d’amis, son carnet d‘adresse associatif et ses connaissances en
informatique, cet ami de 70 ans a pu  donner une envergure au projet.
"Urgence, anonymat, réseau, débrouille, gratuité, sont quelques-unes de
nos bases." Urgence Solidaire vient compléter le maillage associatif en
lui apportant des électrons libres et bénévoles, des "béné-volants". Le
mot est d‘Annie.

Trop d’aide nuit à l’aide ?

"Les associations traditionnelles avec qui nous collaborons ont une bonne
connaissance des populations mais ne peuvent pas être présentes partout
sur le terrain. Nous maîtrisons bien cette question et nous savons trouver
une solution dans l’immédiat en mettant nos compétences en réseau. A
chacun ses spécificités. Nous ne faisons pas du tout dans l’institutionnel
ni dans le politique, par exemple." Guy conçoit son action comme un
sauvetage en mer. Amateur de voile, il compare l’aide immédiate à un marin
sauvant un homme à la mer : "On ne s’embarrasse pas de savoir ce qui est
légal ou justifié. Si des personnes sont dans le dénuement total à la rue
et qu’une association n’a aucune solution pour elles, ou on leur ferme ses
portes, ou on s'efforce d'être présents". Urgence Solidaire fait plus ou
moins office de 115, les jours où ce service n'est pas déclenché (ndlr :
il faut que la préfecture active le plan Grand froid).

Trop d'aide nuirait à l'aide ? Pas sûr. Hélène, une autre membre, ne croit
pas à la superposition d’organisations se bousculant et se marchant sur
les pieds les unes des autres. "Au contraire, le besoin d’aide est
tellement énorme à l’heure actuelle !" (Lire ici notre article). Les
associations religieuses et humanitaires telles que le Secours Catholique
et la mosquée de Dijon collaborent ainsi avec le groupe de Guy et
Boudjemaa. Les dons affluent et les visites du site suffisent à répondre à
la demande minimum. Les noms des donneurs s’inscrivent en rouge sur la
page du site (Voir ici). "Aujourd’hui sont rattachés environ cinquante
particuliers, décompte Guy. Il n’existe aucune hiérarchie entre les amis
d’Urgence Solidaire, si ce n’est le noyau dur de départ."
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